La place des femmes à Marake

 

   

Les femmes assurent presque seules le fonctionnement quotidien du village. L'importance et la variété de leurs tâches ne leur laissent pas de répit.

Leur activité principale est la préparation de la nourriture.

   

Le village produit ses propres céréales (cf. partie sur l'agriculture), ou achète au marché des matières brutes. Transformer ces matières premières pour en faire de la nourriture prend du temps, en particulier dans la préparation du mill, nourriture de base des villages du Niger.

C'est un travail fastidieux : une fois sorti du grenier, il doit être trié, puis pilé à de nombreuses reprises, cuit plusieurs fois, pour donner le plat de base du Niger, la boule. C'est une tâche longue et répétitive : les femmes passent ainsi une bonne partie de la journée à piler.

Les autres aliments nécessitent aussi une longue préparation. Par exemple pour la viande, qui est parfois consommée le soir, il faut mener toutes les étapes qui transforment une bête vivante en plat cuisiné.

 
         
  L'approvisonnement en eau est aussi une tâche essentielle des femmes. Elles se relaient pour pomper presque sans discontinuer l'eau au forage et la transporter au village dans des seaux. Les besoins en eau sont en effet importants : il en faut pour boire, pour la nourriture, pour se laver, et pour les bêtes.
Ci-contre, une femme tourne le volant de la pompe pendant que les autres attendent pour prendre le relais.
   
         
   

Il incombe aussi aux femmes de s'occuper des enfants, qu'elles ont en très grand nombre. Tant qu'ils ont besoin d'être allaités ou sont trop jeunes pour marcher, elles les transportent avec elles pour vaquer à leurs occupations.

Il n'est alors pas rare de voir une femmes porter un enfant sur le dos tout en travaillant. Sur la photo ci-dessus, on voit ainsi une femme portant son enfant en attendant son tour.
 
         
         
         
 

Les femmes de Marake sont donc très subordonnées aux hommes : leurs tâches sont ingrates et difficiles, et leur laissent très peu de temps libre. Chaque homme est en droit d'avoir jusqu'à quatre femmes s'il en a les moyens (cf. partie sur les hommes).

Elles commencent à travailler dès l'enfance, et rapidement se marient et donnent naissance à des enfants.

 
     
  Les femmes se mélangent très peu aux hommes, et n'entretiennent de relations qu'avec leur mari ou leur famille : elles restent le plus souvent entre elles pour réaliser leurs travaux en commun. Un lieu comme le forage devient alors un endroit privilégié de sociabilité et d'échanges.  

 

   
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