Gagner sa vie

 

Les arriérés de salaire, les migrations saisonnières, pressent de nombreux habitants de Niamey dans l'urgence de gagner un peu d'argent. Voici quelques unes des manières les plus courantes...

 

 

Les petits commerçants sont pléthoriques. Si tant est que la Concurrence Pure et Parfaite, chère aux économistes libéraux, existe, elle est ici : il y a une multitude de vendeurs, qui vendent tous exactement la même chose, tous au même prix, et qui parviennent à gagner tout juste le minimum vital.

 
Le principe est partout le même : acheter en gros pour revendre juste plus cher à l'unité, peu importe le produit. Sur la photo ci-dessus, on voit l'un de ces jeunes commerçants devant son magasin.
Mais pour beaucoup, le magasin est ce qu'ils portent autour du cou : ci-contre des brosses à dents et du dentifrice, mais ça peut être n'importe quoi. Très courants sont aussi des sachets d'eau et des produits importés tels que cigarettes ou Coca-Cola.
 
 
  Il y a aussi quelques marchés à Niamey : au Grand-Marché, (ci-contre à gauche), on trouve toute sorte de biens, le plus souvent importés du Nigeria, de France ou d'ailleurs.
 
Le Petit-Marché lui est plus spécialisé dans la vente de fruits et légumes. Certains sont produits au Niger : la présence du fleuve au sein de Niamey rend possible de nombreuses cultures de contre-saison. D'autres, non produits ici, sont importés par camion.  
 
 

Il y a aussi des services, mais rares tellement a été dure la crise qui a touché le pays. On voit ci-contre un coiffeur à l'œuvre. On trouve aussi beaucoup de télécentres, qui possèdent une ou deux lignes téléphoniques, des compteurs, et facturent 150 FCFA l'impulsion, qu'ils payent 110 FCFA. Les taximans, omniprésents dans la ville, louent 7 ou 8 mille francs CFA leur taxi par jour. Aux meilleures heures, ils arrivent à gagner 2 à 3 mille francs de l'heure, ce qui une fois payés l'essence et les réparations à répétition leur laissent tout juste de quoi économiser un peu, pour se payer leur propre taxi un jour.

 

Ci contre, un garagiste. Les petits commerces sont tous déclarés et payent des impôts.

Par exemple, le coiffeur ci-dessus paye 100 FCFA par jour à un percepteur pour son activité, 5000 FCA par an pour l'emplacement, et 35 000 F CFA par an, encore pour l'activité.